Blogue des PUQ

Archives pour le mot-clé ‘numérique’

Apprendre le code informatique, une clé pour s’approprier le monde numérique

Lundi 25 août 2014

Un billet de Serge Proulx

Notre vie quotidienne est aujourd’hui traversée par l’usage largement répandu de dispositifs numériques de plus en plus sophistiqués (téléphone intelligent permettant la connexion mobile permanente, ordinateur connecté en continu à Internet). La vie en société se rythme selon les élans des smartphones pourvus de multiples « applications » permettant à ces dispositifs techniques de s’infiltrer insidieusement dans les interstices de notre quotidienneté, suggérant par exemple le choix d’un restaurant de quartier ou repérant les « amis » présents dans l’environnement physique rapproché où nous nous trouvons pendant quelques heures. Nos réseaux de contacts coïncident chaque jour un peu plus avec notre répertoire d’« amis Facebook ». Chaque fois que nous cherchons de l’information, nous consultons d’abord le moteur de recherche Google, devenu le Manitou des temps modernes. Nos sociabilités se mesurent à l’aune des potentialités et des contraintes de ces dispositifs techniques d’information et de communication.

Dans quelle mesure sommes-nous devenus dépendants de ces dispositifs numériques? Ces derniers ont été inventés soi-disant pour favoriser notre libération à l’égard des tâches répétitives, pour nous donner plus de temps libre, pour ouvrir plus grands nos espaces d’expression, pour étendre nos réseaux sociaux. L’univers des dispositifs numériques transforme effectivement et de manière significative notre vie quotidienne. Mais, bien que ces moyens techniques puissent susciter une émancipation sociale (relative), ils sont aussi à la source d’une possible aliénation pour les individus et les groupes qui les utilisent. En même temps qu’ils offrent des fourchettes de nouvelles possibilités (d’action, d’expression, de communication et de création), ces dispositifs techniques imposent simultanément des contraintes aux personnes qui les utilisent.

La contribution en ligne

Serge Proulx est le co-directeur de l’ouvrage La contribution en ligne, maintenant disponible en librairie.

Les usagers se voient ainsi contraints de suivre des trajectoires logiques limitatives imposées par les codes et les algorithmes qui constituent l’architecture des dispositifs techniques. Cela est vrai pour l’ensemble des transactions quotidiennes que nous avons avec les administrations publiques et parapubliques. Les pratiques de consommation de biens et services, les pratiques de recherche d’information générale ou spécialisée et les pratiques de communication avec des proches ou au sein des groupes, communautés et organisations fréquentés au moyen des dispositifs numériques sont également régulées par ces trajectoires.

Dans un tel contexte, une meilleure connaissance du code informatique – et des algorithmes qui constituent l’architecture invisible des dispositifs numériques – s’avère un atout pour mieux vivre dans le monde numérique. Le code informatique est le langage utilisé par les programmeurs pour construire les programmes qui sont à la base du fonctionnement des ordinateurs et autres dispositifs numériques. A priori, le code est l’affaire d’ingénieurs et de professionnels en informatique. Mais il faut bien voir que les activités de programmation ont tendance aujourd’hui à s’élargir au-delà du cercle des programmeurs professionnels. Avec l’effervescence du mouvement du logiciel libre qui a contribué depuis les années 1990 à démocratiser l’appropriation de l’informatique, et aussi avec la commercialisation exponentielle des diverses « applications » informatiques qui fournissent des avenues inédites au fonctionnement des dispositifs numériques – notamment les téléphones intelligents –, les activités de programmation informatique se sont aujourd’hui étendues à des cercles beaucoup plus larges que ceux des seuls programmeurs professionnels.

Aux États-Unis, récemment (juillet 2014), dans le but d’encourager l’apprentissage du code auprès de populations jeunes qui ne sont pas nécessairement au fait de l’informatique, la National Science Foundation (NSF) a accordé une subvention à un consortium interdisciplinaire formé de chercheurs en provenance de trois laboratoires américains, pionniers dans la recherche sociale en matière de technologies numériques : le Media Lab (MIT), le Digital Media and Learning Research Hub (Université de Californie à Irvine) et le Berkman Center for Internet & Society (Université Harvard, <http://cyber.law.harvard.edu/node/9222>). Cette équipe postule que le codage informatique doit être aujourd’hui enseigné à tous les jeunes et non plus réservé à une élite de programmeurs. L’apprentissage du codage informatique constitue l’élément-clé du projet d’alphabétisation au monde numérique dans lequel nous sommes appelés à circuler. Pour réussir personnellement et professionnellement dans la société du tout-connecté, les jeunes de tous les milieux doivent apprendre à s’exprimer et à créer au moyen des technologies numériques. Pour ce faire, ils doivent apprendre à programmer de manière à pouvoir inventer les dispositifs numériques qui les aideront à réaliser leurs rêves.

Cette équipe de chercheurs s’appuie sur le langage de programmation Scratch, développé au MIT (<http://scratch.mit.edu/>), qui permet aux jeunes pratiquants de coder leurs propres récits interactifs, leurs propres jeux et animations. Les conditions d’apprentissage du code s’éloignent par conséquent d’une approche classique et scolaire. L’apprentissage se fait par expérimentations de micro-mondes inventés et développés à partir des passions et des intérêts personnels déjà présents chez les jeunes. L’apprentissage est d’autant plus facile et spectaculaire qu’il prolonge une passion qui était déjà là. Ainsi, par exemple, des jeunes intéressés par la danse pourront s’appuyer sur un micro-monde particulier permettant de programmer des rythmes musicaux et des mouvements chorégraphiques de personnages à l’écran.

À l’aide d’une série d’expérimentations avec le langage Scratch dans diverses bibliothèques de Los Angeles pendant l’été 2014, ces chercheurs se donnent pour objectif de pouvoir identifier les types de supports techniques et humains les mieux adaptés aux milieux socioéconomiques dont sont issus ces jeunes. L’équipe interdisciplinaire se montre également soucieuse de la dimension éthique en jeu dans de telles expérimentations : il apparaît en effet important de développer le cadre juridique et politique approprié pour préserver la sécurité en ligne des enfants autant qu’un certain niveau d’intimité lorsque cela s’avère nécessaire.

Dans la société hyperconnectée, l’apprentissage du code informatique par tous les citoyens et citoyennes – les jeunes autant que les plus vieux ! – constitue une clé pour acquérir un minimum de contrôle personnel et social sur l’environnement numérique qui nous envahit un peu plus chaque jour. Une manière, en somme, d’éviter l’aliénation et l’abêtissement du « tout-numérique ».

Serge Proulx est professeur titulaire à l’École des médias de l’Université du Québec à Montréal et professeur associé à Télécom ParisTech. Il est le directeur du Groupe de recherche et observatoire des usages et cultures médiatiques (GRM).

Colloque « Concevoir et éditer un manuel de cours à l’ère du numérique : potentialités et limites »

Mardi 12 novembre 2013

Tous les membres de la communauté universitaire du réseau de l’Université du Québec sont invités à participer au colloque « Concevoir et éditer un manuel de cours à l’ère du numérique : potentialités et limites », qui se tiendra le vendredi 29 novembre, de 9h à 16h30, au 475, rue du Parvis, à Québec. L’activité sera également accessible par Webdiffusion (entrez en tant qu’invité).

Guide conception et d'utilisation du manuel numérique universitaire

Organisé dans le cadre du projet FODAR de développement de manuels numériques, en collaboration avec les Presses de l’Université du Québec, ce colloque permettra aux personnes intéressées par la conception d’un manuel numérique (enseignants universitaires, professionnels en pédagogie universitaire, en édition numérique, en conception de matériel pédagogique, etc.) de s’initier au processus de création du manuel numérique dédié à l’enseignement et à l’apprentissage universitaire.

À partir des regards complémentaires de divers intervenants, auteurs, éditeurs et experts de la conception du manuel numérique, les participants pourront découvrir comment, lorsqu’il est bien réalisé, ce genre d’ouvrage peut offrir un contenu riche et stimulant pour la clientèle étudiante.

Source : Université du Québec

Il est maintenant possible d’acheter vos livres numériques sur le site des PUQ

Mardi 12 février 2013

Plus de 1 000 ouvrages des PUQ sont disponibles en version numérique sous divers formats. Vous pouvez maintenant vous les procurer directement sur notre site Web.

Dans chacune des pages de notre catalogue, vous retrouverez une liste des formats disponibles dans la colonne de droite, sous la rubrique « Pour acheter le livre en format numérique ». Pour acheter un livre, cliquez simplement sur le format désiré, ePub ou PDF. Quelques étapes suffiront pour compléter votre achat et télécharger votre ouvrage.

Vous êtes plutôt du style iPad ou tablette Android ? Nous avons pensé à vous, avec notre application gratuite PressesUQ. Cette application gratuite vous permet de consulter des ouvrages sous forme page à page, tout en offrant une navigation riche et adaptée aux contenus et des fonctionnalités de lecture personnalisées, comme le surlignage, la prise de notes, etc. L’application comprend trois modules principaux : une librairie des PUQ, la bibliothèque de vos achats et le mode de lecture. En plus d’offrir une expérience de lecture et de consultation de grande qualité, cette application riche est intuitive et agréable à utiliser. Pour télécharger l’application ou acheter des livres numériques pour l’application PressesUQ, rendez-vous sur notre catalogue Nu-Book.

Apple et l’éducation : iTunes U et iBooks Author

Jeudi 19 janvier 2012

Apple démarre l’année en lion avec la sortie de l’application iTunes U revampée. Les professeurs peuvent créer et gérer des cours à partir de leur iPad, de leur iPhone ou de leur iPod Touch. L’application permet d’établir un plan de cours, d’indiquer les exercices et les lectures à réaliser, d’inclure des présentations vidéo, de partager des documents produits dans Keynote, Page ou Number (logiciel Mac), d’envoyer des messages aux utilisateurs, de tenir des examens… Des cours de grandes universités américaines (Cambridge, Duke, Harvard, Oxford et Stanford) sont déjà disponibles et peuvent être suivis par tous. Et comme les étudiants devront puiser leurs manuels de cours sur l’iBook Store, Apple lance parallèlement l’application pour Mac iBooks Author qui permet de créer des manuels soi-même. Il sort aussi la deuxième version de iBooks (logiciel de lecture de l’iPad) qui est conçue, comme par hasard, pour supporter des livres avec vidéo, animation et modèles 3D.

Laissons les images parler d’elles-mêmes…

Pour les professeurs qui militent pour l’utilisation grandissante des technologies en classe, la solution d’Apple est alléchante. Dans les milieux du livre et du numérique, la réponse semble jusqu’ici positive. Une critique revient cependant souvent : les livres créés dans iBooks Author ne sont pas au format EPUB (la norme actuelle en matière de livre numérique), mais en extension .ibooks, composée de XHTML et de XML. Encore une fois, aussi, les utilisateurs évoluent en environnement fermé (que des applications et des appareils Apple!), ce qui entache un peu la notion de libre accès. Visiblement, Apple n’a pas réponse à tout et nous aurons encore besoin d’éditeurs en 2012!

Plus sérieusement, les Presses de l’Université du Québec ont désormais un département d’édition numérique, dirigé par Bianca Drapeau. Donc, si vous avez des projets de manuel de cours numériques, n’hésitez pas à lui en parler.

Bonne année 2012!

Nos livres numériques en location chez Otheka

Mercredi 23 novembre 2011

Les livres des PUQ sont désormais disponibles en location au moyen de l’application Otheka, offerte sur le AppStore d’Apple. Otheka vous permet de louer nos ouvrages à travers une bibliothèque virtuelle sociale. Otheka est une application développée par une jeune entreprise québécoise. Quatre cents ouvrages des PUQ sont disponibles présentement et des centaines d’autres s’ajouteront sous peu.

Des ateliers gratuits sur l’édition et le livre numérique

Mardi 19 juillet 2011

Venez vous joindre aux Presses de l’Université du Québec pour une journée gratuite d’ateliers sur l’édition, l’édition numérique et les nouvelles technologies. Le mardi 27 septembre à la Grande Bibliothèque, des professionnels viendront vous donner des trucs et conseils pour publier, pour diriger un collectif, pour passer à l’ère du numérique ! Pour vous inscrire, envoyer simplement un courriel à directionmarketing@puq.ca.

Voici un aperçu de l’horaire de la journée.

Des livres universitaires en location ?

Mardi 19 juillet 2011

Amazon annonçait il y a quelques jours leur nouveau service de location de manuels universitaires. Le prix de la location varie en fonction de la durée de prêt (entre 30 et 360 jours) avec des économies allant jusqu’à 80% du prix de vente. Un service parfait pour les étudiants qui ont besoin d’un ouvrage pour conclure un travail.

Aux Presses de l’Université du Québec,nous croyons également que ce service sera des plus intéressants pour les étudiants et les chercheurs. C’est pourquoi nos ouvrages seront également disponible en location dès l’automne par le biais de l’application Otheka, sur iPad et iPhone. Surveillez le blogue des PUQ sur le livre numérique pour de plus amples informations.

Venez nous voir au Salon du livre de Québec

Mercredi 13 avril 2011

Le Salon du livre de Québec s’ouvre aujourd’hui et de nombreuses activités sont prévues autour du livre et du numérique. Vous nous y rencontrer et discuter avec nos auteurs.

Activités d’animation

Le vendredi 15 avril à 15h
sur la scène des Rendez-vous littéraires
Comment le numérique peut servir à mettre en valeur la littérature d’ici?
avec Bianca Drapeau (éditrice livres numériques, Presses de l’Université du Québec – PUQ), Valérie Harvey (auteure de Passion Japon, Septentrion), Dominique Lemieux (directeur général des Librairies indépendantes du Québec et de livresquebecois.com) et un lecteur. Animateur : Stanley Péan.

Le vendredi à 17 h 40 sur la scène Médias
Rencontre d’auteur avec Micheline Labelle (Racisme et antiracisme au Québec. Discours et déclinaisons)
Animateur : Laurent Laplante

Séances de signature

Le samedi 16 avril, de 10 h à 12 h
au stand des PUQ (stand 313)
Henri Lamoureux
La pratique de l’action communautaire autonome

Le samedi 16 avril, de 13h à 14h
au stand du numérique de l’ANEL (stand 118 )
Ousmane Bakary Bâ
Critique des théories de l’évolution, de «races» et de racisme

Le samedi 16 avril, de 14h à 15h
au stand du numérique de l’ANEL (stand 118 )
Serge Rochon
Solitudes en nature

Les pièges de l’auto-édition

Jeudi 7 avril 2011

S’il semble facile de s’auto-publier dans l’univers du numérique, il n’en demeure pas moins que le rôle de l’éditeur et des autres agents de la chaîne du livre traditionnelle est plus que jamais essentiel. Car publier en numérique, c’est passer dans l’économie de l’attention et pour attirer l’attention, il faut parfois plus que des envois de courriels et la création d’une page Facebook.

Mais encore faut-il que l’éditeur et les autres agents ajoutent de la valeur au produit initial, et c’est ici que notre travail d’éditeur commence !

Un article intéressant sur le sujet dans ActuaLitté.com : Agents, auteurs, et éditeurs : conserver la chaîne.