L' appropriation d'un objet culturel

Une réactualisation des théories de C.S. Peirce à propos de l'interprétation

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Résumé

Le terme « appropriation » est de plus en plus utilisé en sciences humaines, sans pour autant que l’on sache à partir de quels postulats il se trouve justifié, que ce soit pour expliquer une action ou pour en faire une méthode de recherche. Le but de ce court essai est de l’intégrer à une théorie de l’interprétation qui en révèle pleinement la puissance, et c’est à partir du pragmatisme de Charles Sanders Peirce que cela est possible.

On décrit l’appropriation comme un effort d’interprétation qui résulte d’une tension entre être affecté par l’expérience d’un objet et lui attribuer une signification. Il faut alors répondre à plusieurs questions. Quelles sont les conditions de l’appropriation ? Quelle logique en permet le déploiement ? Comment se déroule cet effort ? Quelle est la forme du résultat obtenu ? Est-ce qu’une connaissance peut s’en dégager ? Ce concept est à la base d’une école de pensée émergente au Québec, que l’on nomme les nouvelles théories de la lecture et de la spectature. Ces théories réactualisent le pragmatisme de Peirce au regard d’enjeux contemporains à propos de l’acte de lecture et de « spectature ». Leurs travaux portent sur la logique au seuil de l’interprétation, ainsi qu’au résultat de l’interprétation – la figure – et au déroulement processuel de l’acte. On adjoint une dimension sociale à l’appropriation en référant aux théories de Ian Hacking. Voulant adopter un point de vue critique par rapport à d’autres théories de l’interprétation comme l’herméneutique et le structuralisme, on a situé diverses conduites interprétatives sur deux axes de l’appropriation ( excessive et insuffisante). La méthodologie inhérente à l’appropriation réside dans l’équilibre précaire entre ces deux axes. Une certaine sensibilité culturelle doit alors être acquise, ce qui implique qu’un sentiment de responsabilité accompagne les actions du spectateur soucieux de la pertinence de la figure élaborée au cours de son effort d’interprétation.

Étudiants et chercheurs en analyse filmique et littéraire seront particulièrement interpellés par ce sujet, car la question de savoir ce qui provient de soi versus ce que l’objet nous dicte est un problème auquel chacun fait face rapidement.

2009, 128 pages, G2489, ISBN 978-2-7605-2489-7

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