Pratiques sociales et pratiques managériales : des convergences possibles ?
Éditeur
Université du Québec à Montréal
La crise des États-providence au cours des années 1980 a provoqué toute une série de réformes au sein des administrations publiques à travers le monde. Ces réformes ont pour la plupart été inspirées par un paradigme managérial désigné sous le vocable de New Public Management (NPM) ou Nouvelle gestion publique (NGP). La NGP est une école de pensée en administration publique qui fait la promotion de pratiques managériales provenant du secteur marchand et qui met l'accent sur l'atteinte de résultats en misant sur l'imputabilité des acteurs impliqués dans la production de services et la mise en place d'incitatifs à la performance. En santé et services sociaux, l'univers épistémologique de ces nouvelles formes de management se conjugue au surplus avec celui du « Evidence-based model » ou des « Best practices » qui tente de rationaliser le choix et l'application des modes d'intervention sur la base de recherches empiriques ayant fait l'objet de tests cliniques.
Mais après plus de vingt années d'application et d'expérimentation, plusieurs affirment que nous serions actuellement, sinon à une phase de dépassement de la NGP, du moins au « Middle age » du développement de ces nouvelles formes de management, et qu'au-delà des « mythes » savamment entretenus dans certains milieux quant à la supériorité de ces pratiques administratives, il devient urgent de faire le point sur leurs véritables réalisations, leurs effets pervers, leurs paradoxes, voire pour certains leurs obsolescences et leurs conséquences délétères sur les administrations et les services publics, ainsi que sur les autres producteurs de services amenés à travailler avec l'État, notamment les composantes du tiers secteur (organismes communautaires et d'économie sociale).
2010, 254 pages, NPS2202
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