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Revue Nouvelles pratiques sociales volume 23 numéro 2

Intervenir pour favoriser l'agir ensemble

Revue Nouvelles pratiques sociales volume 23 numéro 2
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    Université du Québec à Montréal

S’indigner, dire non, refuser collectivement les situations qu’on juge inacceptables, voilà autant d’attitudes indispensables à la décision de passer ensemble à l’action. Attitudes indispensables certes, mais non courantes, et même plutôt rares. S’indigner collectivement pour ensuite s’engager ensemble dans l’action ne serait pas facile. D’où la pertinence d’intervenir pour favoriser une telle démarche, autant pour la susciter que pour la supporter. Le présent dossier de NPS porte sur les pratiques d’intervention visant à soutenir l’action collective. De telles pratiques, développées au Québec à partir des années 1960, sont depuis cette époque reconnues comme « méthode du travail social » (Comeau et St-Onge, 2008 : p. 1) et font l’objet d’enseignement dans les programmes de formation en travail social. Officialisée sous le vocable d’organisation communautaire lors de la création des centres locaux de services communautaires (CLSC) durant les années 1970, cette pratique est loin d’être limitée au réseau étatique de santé et de services sociaux. Elle est même davantage répandue dans les organismes communautaires malgré le fait que les intervenants n’y portent généralement pas ce titre d’emploi; en effet, constatent Comeau et al. (2008 : p. 19), « dans le réseau communautaire, il existe plutôt un éclatement dans la manière de nommer cette fonction, que l’on désigne de diverses façons ». Quelle que soit son appellation, cette pratique se définit comme « une intervention salariée avec un groupe de personnes, une association ou une collectivité… [qui] identifie les problèmes, mobilise des ressources et développe une action collective pour y répondre » (Ibid. : p. 12). Nous nous référons donc à une pratique professionnelle qui a comme spécificité, selon Bourque et Lachapelle (2010 : p. 8), de « miser sur l’action collective et la participation comme vecteur de changement social ». Ces auteurs distinguent toutefois cette pratique de son objet, à savoir l’action communautaire et ils précisent (Ibid. : p. 9) : « L’action communautaire existe donc en elle-même indépendamment de l’organisation communautaire, mais elle gagne à être soutenue par l’expertise et les ressources de cette pratique professionnelle. » Extraits de la présentation du dossier, signée par Michelle Duval, Esther Filion et Pierre Fournier.

2011, 272 pages, NPS2302

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