Sémiotique et bouddhisme
Éditeur
Université du Québec à Chicoutimi
Le bouddhisme et la sémiotique se relient de plusieurs manières fortes, parfois inattendues. Et si certains de ces liens pertinents ont commencé d’être explorés, la plupart restent encore à dégager. Ainsi, toute religion se pose la question du sens, immanent et transcendant, et par là pose des questions sémiotiques, définit des structures du signe, des typologies des sens, des processus et critères interprétatifs, etc. Il est donc une sémiotique bouddhiste comme il est, par exemple, une sémiotique chrétienne.
Les religions sont également des objets sémiotiques, parmi d’autres. L’étude des religions peut bien sûr porter sur les objets qu’elles produisent ou sur les performances qui les concrétisent. Si l’étude sémiotique des textes chrétiens est courante et déjà ancienne, l’étude sémiotique des textes bouddhistes et, même plus largement, du bouddhisme sous quelque aspect que ce soit, reste, quant à elle, embryonnaire.
Enfin, plus fondamentaux et plus étonnants sont les liens entre le bouddhisme et la sémiotique de Saussure et, conséquemment, les sémiotiques saussuriennes, de Hjelmlsev à Rastier.
2011, 134 pages, PRO3902
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