Penser la vulnérabilité

Visages de la fragilisation du social

Marqué aux fers de l’adaptation, de la modernisation, de la mondialisation, de la flexibilité, de la flexicurité et de la rentabilité, l’être-ensemble se révèle fragile. Dans ce contexte qui rime, selon nombre d’analyses, avec désaffection du politique, accentuation des particularismes et de l’intolérance, augmentation des inégalités et de l’insécurité sociale, la vulnérabilité fait écho aux credos, répétés à l’envi, de la responsabilité, de la mobilité, de l’efficacité, de la performance, du bonheur…

À partir de regards provenant d’horizons géographiques, théoriques et disciplinaires différents, cet ouvrage tente de dessiner, dans ses contours socio-historiques, socio-politiques et socio-pratiques, les visages de la fragilisation du social, et de les saisir dans leur rapport à l’autonomie, à la liberté et au pouvoir-vivre ensemble. Il propose ainsi un nouveau défi caractérisé par un souci critique et éthique : rouvrir le champ de la vulnérabilité et des enjeux qu’elle soulève dans une société dite globalisée, pluriculturelle, post- ou hyper-moderne, etc. Penser la vulnérabilité : visages de la fragilisation du social repose ainsi sur un parti pris épistémologique : dépasser la seule vulnérabilité ontologique liée à notre statut de mortel pour l’inscrire dans ce qui la déborde et qu’elle interroge à la fois, à savoir la question du lien social.

2008, 262 pages, D1563, ISBN 978-2-7605-1563-5

  • 33,00 $
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