Blogue des PUQ

Archives pour la catégorie ‘Monde de l’édition’

La production du livre papier et du livre numérique : quelles différences?

lundi 9 mars 2015

Icone numNous le disions dans notre précédent billet, un livre numérique ne se réalise pas un en seul clic. Comment penser un PDF multiplateforme afin d’optimiser l’expérience du lecteur? La version numérique d’un livre papier demande-t-elle un traitement particulier? Quelles ressources sont mobilisées au sein d’une équipe de production lors de la création d’un livre numérique? Livre papier ou livre numérique enrichi, peu importe les étapes de production, le mot d’ordre reste le même : qualité! Le livre numérique demande néanmoins un autre genre de contrôle et d’autres étapes de production. Nadine Elsliger, directrice de production des Presses de l’Université du Québec, répond à quelques questions sur le sujet.

En quoi consiste la conversion d’un livre papier en un livre numérique?

Il y a quelques questions à se poser lors de la conversion d’un livre papier en un livre numérique. L’un de nos formats proposés, le PDF, ne cause habituellement pas de problème : c’est la plupart du temps le même fichier que celui envoyé pour impression, dans lequel nous rendons interactifs la table des matières et les liens Web dans l’ouvrage.

La conversion numérique d’un ouvrage papier peut-elle être « délicate » pour certains types de livre? Pourquoi?

En effet, la conversion en format ePub demande plus de réflexion, car les livres avec une mise en pages plus complexe (ou avec des formules mathématiques, par exemple) demandent beaucoup de travail de programmation pour rester esthétiques dans le format ePub, et donnent malgré cela des résultats parfois décevants. Nous prenons alors la décision de ne pas offrir ce format à nos lecteurs.

Quels sont les étapes de conceptualisation d’un PDF multiplateforme? Est-ce nécessairement le contenu qui détermine la forme?

Lorsqu’un auteur désire que son ouvrage soit uniquement électronique, nous pouvons décider de lui proposer le PDF multiplateforme comme solution à ses besoins. Évidemment, le manuscrit doit contenir du matériel qui exige ce type de livre. Il peut s’agir de vidéos, de segments audio, d’animations, de cases à répondre, d’un grand nombre d’images en couleurs, d’un manuscrit extrêmement volumineux, de références Web essentielles, etc. À la réception du manuscrit, nous avons quelques tâches supplémentaires concernant la validation de la qualité du matériel numérique. Par la suite, le manuscrit suit à peu près le parcours de production du livre papier, mais demande toujours un peu plus de temps, car le côté graphique de ces ouvrages et, la plupart du temps, leur nombre de pages exigent de notre part de plus nombreuses vérifications. Cela prend donc un engagement très grand de la part des auteurs, et souvent une équipe multimédia autour d’eux qui pourra, le cas échéant, nous fournir le matériel interactif en bonne résolution dont nous avons besoin dans des délais très courts.

Quels sont les principaux défis de la production d’un PDF multiplateforme?

Les principaux défis, du côté de la production, sont de bien saisir ce que l’auteur désire, de lui proposer l’interactivité souhaitable pour le plus grand public possible, et de structurer son ouvrage selon la logique d’un document numérique. Beaucoup de solutions existent déjà dans la réalisation de PDF multiplateformes, mais peu s’adressent à ce que nous devrons produire réellement, car notre obligation de viser le plus grand public cible possible exige que nous réduisions l’interactivité à ce que toutes les plateformes peuvent lire. Trop de formats (propriétaires ou non) existent encore (un peu comme au moment de la guerre des formats VHS et Beta!), et la mission des PUQ demande que chaque étudiant, chercheur, professeur puisse lire nos ouvrages, peu importe quel appareil il utilise.

La production du livre numérique présente divers défis, qui, en corrélation avec l’évolution des technologies de lecture, sont en constant changement. Les étapes qui suivent la production soulèvent également leurs lots de questions. On peut penser à la distribution et à la diffusion du livre numérique, par exemple. Ce sera le sujet de notre prochain billet.

 

Pour en savoir plus sur la conception et l’utilisation du livre numérique universitaire

Une collaboration entre l’Université du Québec, le Fonds de développement académique du réseau (FODAR) ainsi que les Presses de l’Université du Québec a permis la création du livre numérique gratuit Guide de conception et d’utilisation du manuel numérique universitaire.

Destiné aux enseignants qui souhaitent publier un livre numérique universitaire, ce guide vise à faciliter la conception de ce type d’ouvrages, du premier brouillon jusqu’à sa production finale. Un historique du livre numérique est d’abord proposé, de même qu’une description des composantes essentielles au manuel numérique. L’ouvrage se consacre ensuite à l’édition numérique en elle-même : les différentes tâches à accomplir, la structure à privilégier, les règles de conception graphique à respecter, les éléments multimédias et interactifs à intégrer, les formats à considérer, etc.

Le livre numérique, une simple reproduction à l’écran du livre papier?

mercredi 4 février 2015

Un livre reste fondamentalement un livre : un assemblage de signes destinés à être lus. Cela ne signifie pas pour autant qu’il faut banaliser le livre numérique ; en effet, ce dernier se distingue de son acolyte en papier et demande ainsi une redéfinition de ses étapes de production. Ce billet a pour objectif de décrire les différentes natures du livre numérique et de distinguer les supports numériques sur lesquels on peut les consulter.

La nature du produit

On peut attribuer deux natures au livre numérique. La première, dite homothétique, consiste en la version numérique d’un livre papier. En d’autres termes, c’est une reproduction à l’identique du livre papier sur un support numérique, généralement en format PDF ou ePub.

La différence entre le format PDF et le format ePub réside essentiellement dans la manière dont la mise en page du livre est « générée ». Dans un PDF, la mise en page du livre est fixe et ne se modifie pas, peu importe sur quel support on le lit (ordinateur, tablette, liseuse ou iPhone). La mise en page du livre en ePub est quant à elle fluide et s’adapte facilement à l’écran de lecture. On peut, entre autres, modifier la taille et la police de caractères, ce qui rend la lecture plus agréable sur un iPhone par exemple. Toutefois, la mise en page modifiée entraîne forcément des changements dans la pagination, ce qui implique un ajustement dans les usages. Par exemple, un professeur devra orienter ses étudiants en les référant aux sections d’un texte plutôt qu’en utilisant des numéros de pages. Il faut aussi noter que l’ePub est généralement privilégié pour un texte ne contenant pas ou que très peu d’images, puisque celles-ci entraînent des ruptures peu harmonieuses dans l’affichage du texte. Le format PDF ne présente pas ces problèmes, mais est plus statique et restreint à une façon de lire plus « rigide ». Une courte vidéo trouvée sur YouTube nous permet de visualiser aisément les différences entre ces deux formats.

Ainsi le lecteur peut choisir quel format du livre se procurer en fonction du support de lecture dont il dispose (ordinateur, tablette, liseuse, téléphone intelligent). Toutefois, on s’en doute, le livre numérique offre un plus large éventail de possibilités du point de vue de l’intégration de contenu complémentaire comparativement à la version papier.

Un contenu qui va au-delà du texte

Icone numLa seconde nature du livre numérique est purement… numérique! En effet, plusieurs livres numériques enrichis ne sont conçus que pour être lus sur une tablette, une liseuse, un téléphone intelligent ou un ordinateur. Ce type de livres n’est pas imprimé et n’est pas conçu pour le support papier. Pourquoi? Parce qu’ils permettent aux auteurs non seulement d’inviter les lecteurs à consulter tel site Internet ou telle vidéo, mais d’intégrer ces éléments à la lecture. Hyperliens, bandes sonores, musique, boîtes de saisie de texte, etc. : un grand nombre d’éléments peuvent permettre de créer un livre au contenu enrichi, dynamique et parfois interactif, que l’on nomme PDF multiplateforme ou enrichi.

Depuis quelques années, les Presses de l’Université du Québec (PUQ) ont publié quelques livres enrichis. Le manuel de cours bénéficie grandement du format PDF multiplateforme pour la démonstration de matière technique par le biais de vidéos (pour montrer une intervention pratique dans un contexte précis, par exemple) et pour la saisie de texte par le lecteur (pour répondre à des questions, entre autres). Récemment paru aux PUQ, le PDF multiplateforme Introduction à la gestion des opérations comporte ces commodités. Un grand nombre d’éléments interactifs et médiatiques ponctuent l’ouvrage et de nombreux liens permettent d’accéder à des contenus complémentaires disponibles sur le Web.

Qu’il consiste en la reproduction à l’écran d’un livre papier ou qu’il soit uniquement accessible sur support électronique, le livre numérique change incontestablement les habitudes du lecteur et, plus encore, exige que l’éditeur repense les étapes de production.

En effet, il faut savoir que la production de la version numérique d’un livre papier ne se réalise pas en un clic. Plusieurs étapes de production et de distribution s’ajoutent afin d’optimiser l’expérience du lecteur. Nous aborderons ces questions dans un prochain billet.

Le roman Le harpon du chasseur traduit en hindi et en marathi

mercredi 15 octobre 2014

Texte de Jean-François Ducharme tiré du site Actualités UQAM

3088-CouvertDes millions d’Indiens auront bientôt accès à un roman phare de la culture du Grand Nord québécois. Vidya Vencatesen, directrice du Département de français de l’Université de Mumbai, en Inde, fera traduire un roman inuit dans deux langues indiennes, le hindi – la langue la plus parlée avec 460 millions de locuteurs – et le Marathi – parlée par 72 millions de personnes.

Ce livre, Le harpon du chasseur, écrit en 1969 par Markoosie, est en fait le premier roman inuit au Canada. En 2011, les Presses de l’Université du Québec ont fait traduire ce livre en français en y ajoutant une introduction de Daniel Chartier, professeur au Département d’études littéraires et directeur du Laboratoire international d’étude multidisciplinaire comparée des représentations du Nord. Vidya Vencatesen a pris connaissance de ce roman en 2013, lors d’une visite au Centre de recherche sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQ) de l’UQAM, dirigé à l’époque par Daniel Chartier.

L’article complet est disponible sur le site Actualités UQAM.

Le projet de loi C-11 a passé l’étape de la 2e lecture

mercredi 7 mars 2012

Ce n’est pas la première fois que nous vous rabâchons les oreilles avec le projet de loi C-11 (anciennement C-32) concernant le droit d’auteur (voir cet article de juin 2010, puis celui d’octobre 2011). Jusqu’ici, nous avons eu de la chance : des élections ont toujours été déclenchées avant l’adoption de ce projet de loi controversé. Nous ne pourrons toutefois pas toujours compter sur notre bonne étoile! Le projet vient en effet de passer l’étape de la deuxième lecture et se retrouve désormais à l’étude par le comité législatif.

Pour ceux qui n’ont pas encore entendu parlé de C-11, récapitulons. Il s’agit d’un projet de loi du parti conservateur visant à moderniser la loi sur le droit d’auteur. L’avènement des nouvelles technologies conduit naturellement à une mise à jour de la loi et il n’est pas question ici de rejeter le projet en bloc : ce que nous souhaitons voir clarifier (et quand je dis nous, cela comprend une multitude d’organisations, dont l’Association national des éditeurs de livres, Copibec, l’Union des artistes, l’Association des journalistes indépendants, etc.), ce sont les notions d’utilisation équitable et d’exemption pédagogique. La loi permettrait en effet de ne pas payer de droits si une oeuvre est utilisée équitablement à des fins éducatives. Que représente exactement les termes « équitable » et « éducation »? La loi ne les définit pas.

Copibec verse annuellement 11 millions de dollars aux créateurs en droits de reproduction : c’est cette enveloppe qui est en jeu. La diffusion des connaissances est bien entendu notre mission, mais produire des livres coûtent des sous. Si nos revenus diminuent, forcément nous devrons diminuer notre production. C’est ce que nous tentons d’éviter en nous opposant au projet de loi C-11.

Pour participer à cette lutte, signez la pétition en ligne de Culture équitable.

Le projet de loi C-32 renaît et devient C-11

mercredi 26 octobre 2011

Lecteurs de ce blogue, nous vous avons négligé ces derniers temps, mais j’espère que vous ne nous en teindrez pas rigeur, car le sujet en cause mérite votre attention.

Les Conservateurs font renaître le projet de loi C-32 sur le droit d’auteur dont l’adoption avait été avortée par la tenue des dernières élections fédérales. Malgré les centaines d’intervenants venus dénoncer le défunt C-32 devant le comité législatif, le texte déposé cet automne, maintenant intitulé C-11,  est identique.

Le principal point de controverse est le concept d’exemption pédagogique, qui permettrait aux établissements d’enseignement de ne pas verser de redevances aux auteurs pour l’utilisation de leurs œuvres à des fins pédagogiques si cette utilisation est « équitable ». Il reste encore à définir ce qu’est une utilisation équitable… La Cour suprême se prononcera en décembre sur le sujet, car tous les ministères de l’éducation canadiens (sauf celui du Québec), ont déposé un recours afin de ne pas payer pour les contenus utilisés en classe.

Au Québec, la situation est un peu différente, car les détracteurs du projet bénéficient d’alliés de taille, comme la Fédération des commissions scolaires du Québec. Si la loi venait à passer, cela pourrait tout de même conduire à des pertes d’environ
11 millions de dollars qui sont jusqu’ici redistribués annuellement aux créateurs par Copibec, la société québécoise de gestion collective des droits de reproduction.

Qu’on se le tienne pour dit, C-11 paraît noble dans son intention de favoriser la diffusion des connaissances, mais l’adoption de la loi toucherait durement le milieu de l’édition, particulièrement celui de l’édition scolaire, ce qui conduirait à une diminution de l’offre de matériel pédagogique. 

Nous vous invitons à rester attentif aux développements futurs de ce projet et à signer la pétition disponible au www.cultureequitable.org, un regroupement de partenaires du milieu culturel qui s’opposent au projet de loi C-11.

Mise en garde : VDM Verlag ou Éditions universitaires européennes

jeudi 19 mai 2011

Chère Madame,

En recherchant des travaux académiques répertoriés par des bibliothèques en ligne, j’ai trouvé une mention de votre travail universitaire s’intitulant: «XXX».

Les Éditions Universitaires Européennes se spécialisent dans la publication de thèses et de mémoires de fin d’études. Ainsi, nous pensons que le thème de votre travail pourrait s’inscrire dans notre ligne éditoriale.

Je serais donc très heureuse si vous pouviez nous faire connaître votre intérêt pour une publication gratuite de votre travail et nous faire parvenir votre adresse électronique afin que nous puissions vous envoyer de plus amples informations.

Au plaisir de vous lire.
Sincères salutations,
Véronique Mercier
Lectorat
ÉDITIONS UNIVERSITAIRES EUROPÉENNES

Peut-être avez-vous déjà reçu ce courriel, peut-être même y avez-vous répondu avec empressement. Des milliers de chercheurs québécois avaient été contacté au printemps 2010 par les éditions VDM Verlag ou les Éditions universitaires européennes (la compagnie opère sous plusieurs noms différents). Certains de nos auteurs nous ont informé avoir subi la même pratique dernièrement. Aussi, nous tenons à vous mettre à garde contre le modèle d’affaire de cette « maison d’édition ». 

Comment la compagnie opère-t-elle ? 
Des travailleurs de la Moldavie et de l’Île Maurice récupèrent des informations par le biais des bases de données de thèses et mémoires disponibles au format numérique sur les sites des bibliothèques universitaires. Ils utilisent ces données pour contacter massivement par courriel des chercheurs pour leur offrir un contrat des plus intéressants : publier leur thèse dans un délai très court, sans frais, avec une redevance sur les ventes et l’obtention d’une copie papier gratuite. Le problème (car vous vous doutiez que tout était trop beau pour être vrai) est que le manuscrit n’est soumis à aucune forme de révision ou d’arbitrage : tous les travaux sont acceptés. Le livre est mis en vente sur des sites comme Amazon à un prix exorbitant (plus de 120 $ en général) et n’est imprimé que sur demande. 

 À qui sont versés les profits ? 
VDM Verlag ne paie pas de redevances aux auteurs lorsqu’elles sont inférieures à 10 euros par mois. La quasi-totalité des auteurs perdent donc leurs menus profits au bénéfice de la compagnie. Quand on pense à la dizaine de milliers de titres du catalogue de la maison d’édition, on imagine de quel ordre peut être le profit engrangé par VDM Verlag. D’autant plus que les auteurs pour lesquels leur livre leur rapporte entre 10 et 50 euros par mois ne reçoivent pas non plus d’argent, mais plutôt une compensation sous forme de coupon à échanger pour des livres produits par la maison. 

Est-ce une fraude ? 
Ce modèle d’affaire n’est pas une fraude en soi. Par contre, le fait de publier chez VDM Verlag peut entacher le curriculum vitae d’un chercheur, vu les pratiques non orthodoxes de la maison d’édition. Aussi, nous vous suggérons de bien choisir votre éditeur au moment de publier vos travaux. Il existe également d’autres moyens de diffuser vos écrits sans passer par un processus d’édition universitaire, comme un système d’archives ouvertes comme Érudit. Soyez vigilants ! 

Merci à Dimitri della Faille du Département de travail social et des sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal qui a rédigé la mise en garde à l’origine de cet article.

Les éditeurs scientifiques et techniques du monde entier dénoncent le projet de loi canadien sur le droit d’auteur (C-32)

vendredi 8 octobre 2010

Dans la foulée du dépôt du projet de loi canadien sur le droit d’auteur (C-32), les associations professionnelles du monde de l’édition dénoncent avec ferveur ce qui pourrait bien créer un précédent mondial.

En plus de ne pas être conforme aux engagements internationaux du Canada en matière de droit d’auteur, le projet de loi C-32 représente un danger pour la qualité de l’éducation au Canada et favoriserait davantage les poursuites légales que la création et la diffusion du savoir.

Les PUQ, par le biais de l’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL), réitère que le projet de loi C-32 doit être retiré.

Pour plus d’informations : Communiqué de l’ANEL

4,25 M$ en aide pour la traduction

mercredi 14 juillet 2010

Le Conseil des Arts du Canada annonçait cette semaine la bonification du Programme national de traduction pour l’édition du livre. 4,25 M$ seront versés sur trois ans aux éditeurs du pays pour la traduction d’oeuvres canadiennes vers le français ou l’anglais. Cet investissement permettra notamment la mise en branle de trois projets pilotes destinés à améliorer la qualité des traductions. Les éditeurs pourront ainsi solliciter une aide pour acquitter 75 % des honoraires d’un réviseur bilingue. Il leur sera aussi possible de réclamer jusqu’à 1500 $ en honoraires de lecture pour l’évaluation du potentiel de traduction d’un titre. Enfin, une Foire pour la vente des droits de traduction sera organisée par le Conseil afin de stimuler la création de liens entre les éditeurs francophones et anglophones et, de ce fait, augmenter l’acquisition et la vente des droits de traduction canadiens.

Ventes de livres en 2008

mercredi 7 juillet 2010

L’Observatoire de la Culture et des communications du Québec (OCCQ) a récemment révélé ses statistiques concernant les ventes de livre au Québec en 2008. Résultat : les éditeurs québécois maintiennent leurs parts de marché par rapport à 2007, soit 53 %, mais enregistre tout de même une diminution de leurs ventes, passant de 393  M$ à 380  M$.  Les parts de marché de l’édition scolaire ont augmenté de 2 points, passant de 93 % en 2007 à 95 % en 2008, même si les ventes de livres scolaires ont dans les faits diminué de 5,9 %, contrairement à celles des livres de littérature générale qui n’ont reculé que de 1,8 % tout en conservant les mêmes parts de marché qu’en 2007.

En somme, en termes de chiffre de ventes, 2008 est une année quelque peu décevante, les ventes de livres sur le marché québécois affichant une baisse générale de 3,9 %. Cependant, le maintien des parts de marché indique tout de même la vitalité du milieu de l’édition québécoise.

Consulter les statistiques complètes